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Joseph de Maistre

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Claude Boncompain

François Vermale

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Quelle histoire étonnante que celle de ce manuscrit ! Rédigé il y a plus de quarante ans par Claude Boncompain, lui-même héritier de la volumineuse documentation amassée dans les années 20 par son ami François Vermale.
Aujourd’hui, à l’heure où l’histoire semble enfin vouloir rendre hommage au plus grand penseur contre-révolutionnaire, Joseph de Maistre a su garder toute sa fraîcheur pour devenir, de l’avis de son préfacier Philippe Barthelet, « la meilleure introduction possible à la pensée et à la vie du celui qui aimait à se définir comme le grand Allobroge ».

Pendant longtemps, Joseph de Maistre fut l’archétype même du classique maudit : son nom était symbole et sa légende, plutôt noire que dorée, dispensait ses détracteurs de l’étude de sa vie et de son œuvre.
Et pourtant ! Quel homme exceptionnel que ce fidèle sujet du royaume de Piémont-Sardaigne, qui, dans une des périodes les plus troublées de l’histoire européenne, celle-là même qui sous l’élan révolutionnaire et les coups de boutoirs de la grande armée napoléonienne vit les trônes d’Europe vaciller, les rois trembler, l’ordre établi s’effondrer. Car jamais Joseph de Maistre ne trahira sa devise : Fors l’honneur, nul souci.

Sa foi en la Providence reste absolument inébranlable. Peu lui importe le génie napoléonien, l’annexion de son royaume et de ses terres par la France, et même que son roi ne puisse pas subvenir à ses besoins dans la lointaine Saint-Pétersbourg où il est son représentant plénipotentiaire. Le combat qu’il mène contre cette aberration qu’est pour lui la Révolution ne souffre aucune contrainte, aucune limite. Ses armes sont ses mots et sa verve, il les couche dans ses textes, ses correspondances, ses réflexions.
Ses Considérations sur la France deviennent une référence, une lueur d’espoir pour toute une génération de nobles européens. Et pourtant, lorsque Louis XVIII revient sur le trône de France, lorsque l’Europe semble retrouver la paix, quel manque de reconnaissance … Lorsqu’en 1817 il entre enfin à Paris, cette ville dont il a si souvent rêvé, qu’il a tant contribué à rendre à son roi, Joseph de Maistre est devenu indésirable.
Quelques années plus tard, revenu sur ses terres piémontaises, Joseph de Maistre voit dans l’unification de l’Italie, dans l’usurpation du siège du pontife, la fin du vieil esprit chrétien. Celui-là même qu’il a passé sa vie à défendre, celui-là même qui avait animé l’Europe pendant quinze siècles. Quelques temps auparavant, il avait écrit : Je meurs avec l’Europe. Il aura fallu plus d’un siècle d’agonie pour que son Europe disparaisse, et, le 26 février 1821, Joseph de Maistre meurt en chrétien qui a souvent contemplé cette dernière heure en face et qu’elle ne surprend pas.

note sur l'auteur

Disciple d’Albert Mathiez, François Vermale devint dans les années 20 le spécialiste de de Maistre et de Stendhal.
Claude Boncompain et lui-même avaient déjà rédigé un livre sur Stendhal ou la double vie d'Henri Beyle paru aux Editions Amiot Dumont
Le préfacier, Philippe Barthelet, est journaliste sur France Culture et à Valeurs actuelles. Il a publié L’Étrangleur de perroquets chez Critérion et Saint Bernard chez Pygmalion. Couronné par le prix Combourg pour l’ensemble de son œuvre.

Biographie

240 pages

prix: 18.90 €

paru le 23 Septembre 2004

isbn: 2-86645-567-3

Préface de Philippe Barthelet

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