Claude Mettra

le félin - Claude Mettra

Claude Mettra naquit et grandit sur une terre chargée de légendes où les dieux celtes et romains aimaient se mêler aux premiers chrétiens. Là où se rejoignent les mines rouges des Vosges méridionales et les falaises blanches du Jura, chaque arpent du sol témoigne d’une expérience humaine pleine d’épreuves et d’imaginations. C’est cette révélation initiale qui conduit Claude Mettra vers Michelet à qui il consacra ses premiers travaux littéraires avant de se vouer, dans le sillage de Lucien Febvre et de Fernand Braudel, à la psychologie historique qui inspira qui essai sur Les Peuples français et les Bourbons, et son livre sur la guerre des paysans en Allemagne au temps de Luther, Le Grand Printemps des gueux.
Fasciné par la richesse secrète d’une religion populaire qui trouva jadis dans le carnaval son incarnation bariolée, il en a cherché la trace dans l’œuvre peinte de Pieter Bruegel et de Jérôme Bosch comme dans l’œuvre romanesque de Rabelais et de Cyrano de Bergerac. Et puisque mythes, légendes et contes sont le miroir d’une vérité plus intime qui concerne le cœur de chaque vivant, Claude Mettra a entrepris de sonder les profondeurs de Saturne, ce dieu exilé dont la fille, la compagne la plus fidèle de la destinée humaine, a pour nom Mélancolie. Toute cette quête s’est prolongée par une œuvre radiophonique à France Culture, qui fut source de joies fécondes et de radieuses rencontres.

 

Van Gogh